Nous sommes sauvés !

Le 16 janvier 2009, Pierre avait envie de partager avec vous des Bonnes Nouvelles.

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Depuis ce matin, les images de l’Airbus qui s’est miraculeusement posé dans la baie de NewYork font les gros titre des journaux TV et squattent les unes des quotidiens.

Au delà de l’exploit du pilote, ce fait divers occupe un espace médiatique bien trop important par rapport à ses conséquences limitées à quelques instants de frayeurs pour les passagers.

Pourquoi le fait qu’une centaine de personnes ait échappé à la mort grâce au sang froid d’un commandant de bord soit soudainement plus important que Gaza, la crise économique, la crise écologique, les grèves et le temps exécrable ?

Explications :

1 - C’est la seule bonne nouvelle depuis longtemps.

Plus d’un millier des morts en Palestine, un peu moins en Israël, les bourses qui dévissent, des politiciens dépassés et corrompus, le verglas tueur ( et Steve Jobs qui n’est pas au mieux de sa forme…) voilà les genre de mauvaises nouvelles que les médias nous vomissent depuis maintenant 6 mois. C’est la crise à tous les niveaux !

Annoncer que tout va mal est dans l’air du temps. Ce bourdonnement constant de mauvaises nouvelles nous incite même à devenir cynique et à tout prendre avec un haussement d’épaule. Aujourd’hui, il est de très bon ton de déclarer “C’est triste pour la Palestine” avec la même désinvolture qu’une Bridget Jones balançant son fameux “C’est terrible pour la Tchétchènie”…

Finalement, le fait que seuls des plateaux repas et un bon paquet de valises sombreront sous les eux glacés de l’Hudson agit comme une petite étincelle nous rappelant qu’il y a encore un peu d’espoir pour croire en un atterrissage d’urgence réussi pour notre planète.

2 - C’est symbolique !

Que ce fait divers se passe à New-York est hautement symbolique. Big Apple, la ville où toute cette sinistrose généralisée à commencer, un matin de septembre 2001. La ville où la vague de mauvaises nouvelles a éteint son paroxysme en septembre 2008 avec Wall street pour épicentre d’un séisme financier colossale.

On image l’avion survolant les buildings en les évitant comme autant d’obstacles fatals. Nous sommes tous des passagers de cette avion, croisant les doigts pour que notre embarcation, l’humanité, ne se fracasse pas sur une des nombreuses tours (Notamment sur le Economic Crisis Bulding, le Global Warming Center et la Middle East Tower…)

L’amerrissage a demandé un doigté expert, et c’est probablement ce qui nous faudra pour nous sortir de ce système destructeur et ne laisser que sa sombre carcasse couler.

3 - On va s’en sortir ?

Ce sauvetage miraculeux a été rendu possible par le courage  d’un seul homme. Quel sera le commandant de bord qui viendra sauver la planète ? Serait-ce Barack Obama qui sera investi mardi à la maison blanche ou bien un illustre inconnu n’ayant pas encore émergé ?

L’avenir nous le dire mais à  l’heure où j’écris ces lignes, la plus part des passagers sont toujours à se demander s’il y’a un pilote dans l’avion. C’est là la clé de cette médiatisation excessive : la similitude inconsciente de cette situation et l’état actuel du monde couplée d’un métaphore sur la possibilité de s’en sortir indemne.

Pour clore cette article et toujours dans la catégorie “tout ne va pas si mal”, voici un article intéressant de New Weeks. Décrié depuis plusieurs années par les médias français et internationaux pour son manque de mordernisme, sa lourdeur et son retard, le modèle français serait, selon l’hébdomadaire américain, le seul à rester encore debout. Le vent peut décidement tourner très vite… En esperant qu’il soit favorable à notre petit avion…

Il y a de la buena onda là aussi :

2 commentaires

  1. nico dit :

    c’est mieux que le tendon pété de Sydney Govou non ?

    C’est surtout que c’est le genre dde truc qui peut être récupéré et interprété à toutes les sauces, et donc ça fait vendre partout.

    On en recause ce soir ?

  2. qyrool dit :

    Je ne sais pas si je dois classer Sydney Govou dans les bonnes au mauvaises nouvelles….

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